Gwengamp – Nissa (15 mai 2004)

Depuis longtemps déjà ce déplacement était l’objet de l’attention de nombreuses personnes. Ainsi pour ma part et en total accord avec Bruno, je m’en étais fait l’objectif prioritaire de fin de saison (plutôt kaotic la fin d’ailleurs…). Mais 2 jours avant le départ nous n’étions toujours que 6 motivés pour un j9. Heureusement Xaviar et neo sont venus s’ajouter au dernier moment à Spud, Princesse, son père, Cédric (Rovers), Franco et moi-même ce qui porte notre nombre à 8 pour ce voyage à l’autre bout de la France.
Le rdv est fixé en soirée à la gare mais bien avant nous avons le temps avec Sonia et Bruno de récupérer le j9 puis d’aller faire quelques courses histoire de ne pas être en rade au cours du trajet, que ce soit en alcool (Palotchky !) ou en bouffe (Hot and spicy !). On passe par chez Bruno pour se faire les sandwiches puis direction maison Filiol pour un repas excellent aussi bien en qualité qu’en quantité. Nous hésitons d’ailleurs à payer l’addition, merci encore Mme Filiol ! L’heure du départ approche et c’est dans une ambiance des grands soirs que nous récupérons Xaviar à la gare, surprise d’ailleurs de notre ami flamand-corse qui s’est rasé pour l’occasion ! Il manque alors encore 2 personnes à bord et nous nous dirigeons ainsi vers nice-est pour récupérer neo. La durée de ce court trajet nous permettra à Bruno et à moi d’entamer déjà notre capital alcoolique, si bien qu’une fois que Kayra nous aura rejoint, nous n’aurons pas le temps d’arriver sur l’autoroute qu’une bouteille de Passoa ( !!!) sera déjà décédée. Encore un détour pour récupérer Cédric des Rovers et notre trajet vers les terres celtes inconnues peut enfin réellement débuter !

L’alcool coule à flot à l’arrière du j9 où Spud, neo et moi-même ne mettrons pas longtemps à sombrer dans l’euphorie. L’ambiance est réellement festive à l’heure de ce déplacement, le plus long de la saison : 1300 bornes aller et la même chose au retour. L’arrêt sur la première aire permet la rencontre avec un autre véhicule en route pour Gwengamp, le J9 des « mentalità ». Mateou nous fait alors une démonstration aux toilettes en pissant… sans les mains ! Impressionnant de facilité, surtout que pendant ce temps nous prenons des photos-souvenirs dans un hélico en plastique, chacun son truc ! Arrivés sur une aire à Givors, nous sommes donc déjà bien entamés et décidons de faire un peu d’la merde. Armés d’un marqueur nous taguons superbement les toilettes (en signant même…), ceux qui y étaient savent. Je m’essaie également à la Smirnoff-carambar, ce qui lui procure une couleur plus que douteuse. Une fois repartis, la lassitude commence à se faire sentir et certains dorment déjà (enfin Xaviar dort, ce qui n’est pas si étonnant !).

Au petit matin, Bruno a la réjouissante surprise d’un texto de sa « copine » qui lui indique qu’il vient de gâcher 2 ans de leur vie, réaction de celui-ci : « Oh putain, elle va réussir à me gâcher mon dep à Guingamp ! Et puis m’en fous, j’ai la marseillaise ! ». Eh ben décidément, pour un gendre idéal, elles ont intérêt à pas être jalouses ! Ah en parlant de femme, j’ai oublié de préciser qu’un invité s’était entre-temps glissé à l’intérieur du J9, il s’agit de… Jérémie-Pablito-Marama alias Lou Gay pour les intimes. En effet décision fut prise de l’emmener avec nous sous la forme d’un ballon de baudruche maquillé au marqueur. Il fera le voyage aller avec nous mais malheureusement fut oublié en Bretagne. RIP.

Bon et c’est pas tout ça mais certains commencent à avoir faim, de plus la bretagne et notamment Roazhon est en vue. Nous faisons donc une pause déjeuner à un Cora où nous découvrons le délicat fumet de la galette-saucisse. Beaucoup de monde a l’air d’apprécier dans le PUF mais celles-ci ne nous ouvriront pas l’appétit. Pour ma part, mon seul achat est le superbe CD 4 titres de Ozone : Dragostea din tei ! (l’amour sous les tilleuls, ouais je sais…). Il rythmera toute la dernière partie du voyage, au grand dam de certains. Pendant ce temps Bougy nous avait appelé et nous lui avions dit que nous approchions de Rennes, rappel de sa part et cette fois-ci nous lui disons que nous arrivons à… Roazhon ! Incompréhension totale de sa part, le contraire m’eut étonné. En passant sur l’autoroute pour arriver à Guingamp, nous pouvons apprécier la douce odeur y régnant, nous sommes bien dans la France profonde ! Encore 30km et nous arrivons enfin en terre promise. Il est encore tôt et nous avons donc tout loisir de visiter ce petit patelin fort charmant mais peu actif. Nous passons néanmoins par la boutique officielle, histoire de se ramener quelques souvenirs. Enfin, ne sachant plus que faire d’autre que de tourner en rond, nous décidons de nous diriger vers le stade du Rondoudou avec Solamen comme guide.

Là il nous faut encore tuer le temps et nous improvisons donc un ptit foot sur la pelouse jouxtant le parcage. Les joueurs et le staff arrivent mais ce n’est pas pour ça que nous obtiendrons nos places gratuites, il nous faut nous acquitter des 8€ réglementaires, dure la vie ultra… A la fouille seul Félix le chat-noir ne passera pas, il faut dire que la planque de ses fumis était plus que douteuse. Encore une fois pas grand-chose à dire sur le match si ce n’est que l’ambiance est vraiment sympa.

Au final nos joueurs gagnent 2-1 ce qui aurait pu être une bonne nouvelle si nous n’avions pas appris plus tard que ce résultat condamnait Guingamp et surtout, sauvait Bastia… Il est temps pour nous de rentrer sur notre côte d’azur natale, non sans avoir pris le temps de nous restaurer. Nous tournons un moment dans Guingamp avant de nous apercevoir que c’est peine perdue, nous repartons donc, direction St Brieuc. Là aussi la ville est bien sympathique et nous trouvons de plus sans peine de quoi manger. Bougy est également du retour, un sou est un sou !

Le retour est calme, très calme et les 7/9ème du J9 ne tardent pas à sombrer dans un profond sommeil. Seuls la conductrice et moi-même restons éveillés de St Brieuc à Toulouse où elle passe la main et où nous pouvons enfin nous reposer. Merci Princesse une fois de plus ! Encore le temps de s’arrêter à une station où j’ai vu… enfin j’ai cru voir une chose horrible, et nous arrivons à Nice. Tout le monde est bien crevé mais satisfait de ce dernier dep de la saison qui était mythique. Pour 2 personnes la journée se terminera à la plage pour une sieste bien réparatrice (ah que c’est bon)…

A la saison prochaine, rendez-vous est pris

« Je suis peut-être en train de gâcher deux ans de sa vie, mais elle, elle gâche mon dep »

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